MAGOTH

Découverte, rencontre, enrichissement

Du Costa Rica à l'Equateur

 Yohan a pris l’avion ce matin, nous partons en direction de la prochaine frontière, le Panama. En chemin, nous décidons de nous arrêter à la playa dominical pour bivouaquer.

Cette semaine c’est la semaine Sainte la majorité des costaricains ayant droits à des vacances sont en congés. Nous arrivons donc sur une plage bondée de monde. Nombreuses personnes campent sous les arbres et les cocotiers de la plage. Nous demandons aux policiers où nous pouvons nous garer pour la nuit. Le policier nous accueil avec une grande gentillesse, il se présente nous sert la main et nous dit que un peu plus loin en suivant le chemin nous trouverons une place sur le bord de la plage, nous trouvons une place entre les arbres. Le policier vient nous rejoindre avec son collègue, il vient s’intéresser à nous, il voulait savoir d’où nous venions, depuis quand nous voyageons et où nous allons. Il nous demande s’il peut visiter notre casa roulante, il est contant de nous rencontrer ce genre de voyage le fait rêver. En descendant du camion il nous conseil de nous mettre à une autre place car nous sommes entourés par les cocotiers et ce serait dommage qu’une noix de coco l’abime en tombant. Bon conseil. Sur cette plage nous rencontrons 3 étudiants français en baroude avec un vieux Mercédès comme celui que nous avions avant le voyage. Ils nous apprennent que si nous voulons prendre le ferry, il ne faut pas trainer car il ne reste plus que trois dates pour la traversée Panama Colombie après quoi la compagnie fermera. Nous rencontrons aussi sur cette plage Be et Jean Philippe qui ont traversé à toute vitesse l’Amérique Centrale pour pouvoir embarquer sur le Ferry.

 

Nous passons la frontière Costa Rica Panama sans aucun problème. Au Panama nous souhaitons visiter un village qui se situe dans un cratère qui se nomme El Valle. Les rues du village sont très petites pour notre camion, je propose à Kenny de suivre la direction d’un Zoo car il y a surement un parking qui puisse nous accueillir. Dans un virage nous avons arraché notre troisième câble, celui-ci était celui du téléphone. Peu fière, et ne voulant pas avoir de problème nous prenons la fuite !!! Conseil du papa de Kenny !!!

A Panama city nous passons une nuit aux pieds des grands buildings, car le bureau de ferry express se trouve dans ce beau quartier. Nous sommes lundi matin il est 8h heure et le ferry part en fin d’après-midi de Colon. L’agence nous dit après connaissance du poids du camion, que ce n’est pas possible d’embarquer les véhicules de plus de 5tonnes … ! Mauvaise blague. On fonce à Colon pour tenter notre chance, car pour nous ce serait bien compliqué et bien plus cher de le charger sur un roro. Arrivé à Colon la dame qui enregistre les véhicules prend nos papiers sans poser de question sur le poids du véhicule, et nous demande d’aller chercher l’autorisation d’interpole au service de douane. 2 heures après nous avons le papier obligatoire d’interpole qui prouve que nous sommes bien les propriétaires du camion. Nous retournons à l’embarcadère du ferry, et continuons l’enregistrement du camion et achetons nos billets sans aucun soucis nous embarquons pour la Colombie !!!

Amérique du Sud nous voilà !!!

Nous débarquons à Carthagène, à peine 15 min après notre sortie du port nous avons droit à un premier control de la police, tout se passe bien nous sommes en règle. Nous passons trois jours dans la vielle ville de Carthagène, et reprenons la route avec Be et Jean Philippe en direction du petit volcan de boue. Celui-ci fait  2300 mètres de profondeur, mais c’est incroyable nous flottons comme si nous étions en apesanteur, il est difficile de se retourner, Kenny saute de l’échelle et remonte à la surface comme un bouchon de liège.

Le lendemain nous souhaitons aller faire les courses dans la ville de Santa Marta, sur l’autoroute la police nous demande de nous arrêter en plein dans un virage, (pas très sécurisant). Les deux policiers nous disent que nous n’avons pas le droit d’être sur cette route car le camion fait plus de 6tonnes25, que c’est une route touristique, nous répondons que nous sommes des touristes. La police nous dit qu’il faut une autorisation spéciale pour rouler sur cette route. Nous leur demandons alors où nous pouvons obtenir ce permis. Les deux policiers remontent sur leur moto et nous demande de les suivre. Ils doublent plusieurs voitures prennent de l’avance alors que les camions n’ont pas le droit de doubler à cet endroit,  ils voulaient tout simplement nous amener à la faute. Ils s’arrêtent sur un parking de station-service et nous disent que nous sommes sortie de la zone interdite aux poids lourd mais nous n’avons pas vu ni d’entré ni de sortie entre le lieu de notre arrestation et la station. Kenny dit, si nous sommes sortie de la zone nous pouvons repartir, les  policiers disent oui, mais qu’ils aimeraient avoir un peu d’argent pour aller boire un coup, Kenny leur répond un non ferme, alors ils nous disent que nous pouvons partir !!!

Une demi-heure après nous traversons la ville pour trouver un supermarché, nous n’en trouvons pas avec un packing pour notre gros camion. Nous nous faisons arrêter une nouvelle fois, et là c’est parce que Kenny fume au volant et que c’est interdit. Le policier rempli le procès verbale, Kenny demande de combien est l’amende, sans réponse ! Un des policiers nous dit qu’est-ce qu’il fait chaud aujourd’hui, mais les policiers voient bien que nous avons tout notre temps. Nous sommes calmes alors le policier qui remplit le procès verbale nous dit que la sanction est de 8 jours de saisie du véhicule et demande à Kenny de signer le procès verbale. Kenny refuse en exprimant qu’il ne comprend pas suffisamment l’espagnol pour signer et que nous avons besoins d’un représentant de l’ambassade. Quelques jours avant, Be et Jean Philippe nous ont donné un papier à remplir en cas de problèmes de ce genre, en tête de ce papier il a d’écrit commission européenne avec le drapeau européen. Sur ce papier nous devons écrire le nom du policier, le numéro de la plaque de son véhicule, le pourquoi de l’arrestation, si nous trouvons que la sanction est excessive, il y est écrit que nous devons joindre à ce document une photo de l’agent et l’envoyer à l’ambassade. Les policiers prennent bien le temps de décortiquer le document et nous disent de partir mais de ne pas recommencer. Merci Jean Phi et Be pour se tuyau !!!

Nous restons seulement 2 semaines dans ce pays car nous ne nous sentons pas en sécurité. Nous passons par le désert de Tatacoa, nous y visitons l’observatoire d’étoiles avec Be et Jean phi qui ont des connaissances à ce sujet, leur compagnie nous a permis de mieux comprendre la constellation car le monsieur qui tient l’observatoire, est très intéressant mais parle très vite avec des termes compliqués et nous n’arrivons pas à suivre toutes ses explications. Nous avons pu observer Jupiter avec ses anneaux et ses 4 lunes.

Nous passons par les sites de San Augustin où des tombeaux incas ont été pillés par les conquistadors mais il y reste encore les pierres sculptées. Certain bijoux en or ce situe dans quelques musées de la Colombie mais les plus belles pièces sont dans un musée à new York et ne sont pas prêtes de retourner dans leur pays d’origine. Enormément de bijoux ont été transformés en lingot pour faciliter le transport des conquistadors vers l’Europe.

 Pour rejoindre la frontière nous avons fait le choix de prendre la route de Mocoa à la Laguna de Cocha, la route a été difficile pour notre camion comptait de nombreuses épingles, beaucoup de camion passent par là, il est souvent difficile de se croiser, mais quel plaisir de traverser une jungle sans culture.

Nous entrons en Equateur en passant par Ipiales, direction Ibarra, la finca sommerwind est tenue par une famille allemande installée depuis 5 ans en Equateur. C’est un point de chute pour nombreux voyageurs effectuant la Panaméricaine. Nous y rencontrons Liliane et Alain, nous passons du temps avec ce couple pour échanger des adresses car eux remontent vers le canada et ont plein de bivouacs à nous partager pour la suite du voyage.

Jean Phi et Be nous proposent de nous amener au volcan Cayambe car ne chemin n’est praticable que pour les 4x4 et leur camion est équipé de 4 roues motrices, nous ne faisons pas l’ascension du volcan car il y a un glacier à traverser mais grimpons jusqu’au point de vu à 4800 mètres, le glacier est exquis, quel plaisir !!! Mais quel froid de canard !!!

Be et Jean Phi abandonne le voyage un mois et demi pour retrouver leur famille en Martinique, à très vite sur le chemin des incas !!! Après 9 jours de repos à la Finca nous reprenons la route en direction de la laguna Cuicocha. Nous visitons ensuite le musée Iniñan qui se situe sur la ligne de l’équateur, nous faisons avec un guide le teste de l’eau avec un évier mobile. Quand nous sommes sur la ligne de l’équateur l’eau coule droit, quand nous sommes au sud l’eau tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et au nord dans le sens inverse. Nous faisons aussi le teste de faire tenir un œuf sur la tête d’un clou, après quelques minutes de concentration j’arrive à faire tenir l’œuf en équilibre et obtient mon diplôme de l’attitude 0.

Direction le parc national du volcan Cotopaxi, la première journée nous faisons le tour de la lagune de Limpiopungo, le lendemain nous prenons un chemin qui devait surement être recommandé aux 4x4, y avait un gros creux l’arrière du camion a fortement gratté le sol et nous avons arraché une partie de la barre anti encastrement. Toujours motivé nous continuons notre chemin pour voir la lagune Santo Domingo. Il nous restait plus que 5 km, et nous étions face à une grosse marre de boue. De plus Kenny fait le tour du camion et s’aperçoit que nous avons perdu la barre anti encastrement sur le chemin. Nous faisons demi-tour, ramassons  la barre et nous nous retrouvons devant ce fameux creux, nous passons mais pas assez vite et le camion se pose sur l’arrière en laissant les roue tourner dans le vide. C’est parti, il faut creuser derrière et placer des cales sous les roues pour avancer. Fatigués nous retournons à notre bivouac, nous rencontrons Cynthia et Gustavo des mexicains qui ont le mérite d’avoir comme maison roulante une coccinelle. Je les invite à venir dîner avec nous, et nous passons la première soirée à communiquer qu’en espagnol, et on sent sort pas si mal. Dans le parc un chien s’est incrusté mais il n’est pas le bienvenu car le parc est interdit aux chiens et les gardes ont prévu de le tuer. Notre mission avec Cynthia et Gustavo est de faire sortir le chien du parc, c’est une mission délicate car le chien à peur de l’homme et bien plus de monter en voiture. Heureusement les mexicains l’apprivoisent depuis 2 jours et peuvent approcher le chien. Ils partent devant nous espérant faire monter le chien dans la voiture, nous nous donnons RDV enfin de journée à la lagune de quilotoa. Nous prenons la route 30 min après leur départ, ils avaient parcouru seulement 2 Km, le chien ne voulait pas monter dans leur voiture, mais le chien les suivait. Nous avons commencé un convoi au rythme du chien qui boite. Après je ne sais plus combien de tentatives, la patience de Gustavo a fini par payer, le chien à accepter de se faire porter dans la voiture sur les genoux de Gustavo. Nous sortons du  parc et décidons de l’amener à Quilotoa. Cynthia et Gustavo s’arrêtent avant d’entrer sur l’autoroute et le chien en profite pour sauter par la fenêtre, le chien n’aime pas du tout le joli bruit de coccinelle !!! Nous proposons à Gustavo de monter le chien sur la banquette arrière du  camion, il a fallu que je câline le chien pour le rassurer, défaitiste il finit par s’endormir.

Après 2 heures de route nous arrivons à la merveilleuse lagune avec le chien sain et sauf. Le lendemain nous faisons le tour de la lagune accompagné de Cynthia, Gustavo et notre ami le chien. On nous a annoncé que le tour de la lagune faisait 12 Km, mais nous pensons avoir marché au moins 25km. Le jour suivant Cynthia et Gustavo reprennent la route en direction de Guayaquil avec notre ami le chien, leur nouvelle mission est de lui trouver une famille.

De Quilotoa, nous nous engageons dans une route de terre pour rejoindre le village el Corazon. Le chemin est magnifique nous roulons dans les nuages sur les crêtes de montagnes parfois nous y croisons des bus. Les villageois sont très accueillant, ici leur principale activité est la distillation de l’alcool de canne à sucre, pour en fabriquer des boissons à base multiples fruits. Ils sont fiers de nous faire visiter leur fabrique, pour avouer ici les visiteurs étrangers sont très rares. Ils nous font même gouter leur production et nous offre des bouteilles de leurs cocktail, nous leur faisons goûter le champagne que nous avons importé de France, qu’ils dégustent avec grand plaisir. Nous sommes invités à la fête du village le 1er juin. Nous y serions allés avec beaucoup de plaisir mais nous ne serons plus dans cette région pour la fête.

Nous quittons le village en direction du Volcan Chiborazo, en chemin un homme avec son fils nous demande de l’aide, nous nous arrêtons, il a crevé et il lui reste un écrou à dévisser qui est planté dans la gente, il nous explique que cela fait 3 heures qu’il est bloqué ainsi. Après avoir mis du dégrippant et tordu la barre de fer, nous lui proposons de l’accompagner chez lui à 30 km de là pour trouver une barre de fer plus costaud. En chemin nous croisons son frère, qui était passager dans un autre camion, il a d’autres matériels pour aider à dévisser l’écrou. Ses barres se tordent aussi, il n’y a pas d’autre solution que de fendre l’écrou. Ils nous demandent alors si nous sommes équipés d’une disqueuse. Kenny ouvre le garage, qui devant ses hommes figure telle une caverne d’Ali baba. Nous branchons le transformateur qui produit le 220V. Nous épatons la galerie !!! Une fois l’écrou sauté la roue peut être enfin changée. Un autre camion s’arrête pour venir en aide, se sont leurs amis, entre eux ils parlent Quechua, nous comprenons qu’ils sont surpris de sortir de ce problème grâce à des gringos. Nous précisons donc que nous ne sommes pas des gringos mais des français !!! Ils nous demandent combien ils nous doivent, nous leur répondons que nous ne voulons pas d’argent. Je leur demande juste si c’est possible de prendre une photo, ils sont ravis de prendre la pose. Youpi j’ai une photo avec des Quechuas.

Nous allons bivouaquer au pied du volcan Chiborazo, nous avons besoin d’électricité car Kenny à quelques travaux à faire sur le camion, nous sommes accueillis par la famille Najera tenanciers de l’hostel arenal. Cette famille nous accueille avec beaucoup de chaleur, nous sommes invités à boire un café, de plus on nous offre un croque-monsieur. En allant aux WC, je m’aperçois qu’il y a des douches à disposition, je demande alors à nos hôtes si nous pouvons les utiliser, en plus ce sont des douches chaudes et à 4000m d’altitude ce n’est pas du luxe. Le papa me dit qu’il n’y a aucun souci, et me demande en échange si je peux apprendre à sa fille de 14 ans quelques mots de français, ce que j’accepte avec grand plaisir ! Nous passons 3 nuit devant leur hôtel, chaque soir je travaille pendant une à 2 heure avec sa fille, c’est une très bonne élève. Le dernier soir je sors des jeux de sociétés, car je pense sincèrement que l’on apprend encore mieux à travers l’amusement. La jeune fille me demande si avant de partir je peux lui apprendre à faire des baguettes. En effet il y a quelques mois nous étions en manque de notre bon pain français, hé oui y a des habitudes qui sont très difficile à oublier…Quand je fais du pain j’ai pour habitude d’en offrir, c’est pourquoi la famille Najera a goûté à mon pain. C’est tellement facile à faire une bonne baguette que je ne comprends pas pourquoi il ne se fabrique que rarement dans nos famille, surtout au prix que nos boulangers les vendes de jours. Je ne comprends pas non plus comment certain boulangers peuvent faire du mauvais pain qui ne se garde qu'un jour !!! J’invite la jeune fille à faire le pain dans notre casa rodante, j’invite aussi sa petite sœur et sa copine à venir pour faire des jeux et des colliers de perles, les gamines sont aux anges, c’est la fête dans le camion.

Nous quittons nos hôtes en direction du site archéologique d’Ingapirca. Ce site a tout d’abord été  construit par les cañaris puis ont été conquis par les incas qui ont continué les constructions. Vous pouvez voir sur les photos la précision de la taille des pierres, ce travail est similaire au Machu Pitchu. Je ne crois pas qu’à ce jour un bon tailleur de pierre soit capable de faire un tel travail. Je vous invite à regarder le reportage « la révélation des pyramides » sur internet, il est en deux parties et après chacun est libre de penser comme il l’entend !!! Ensuite les conquistadores ont pillés les pierres, pour les utiliser pour d’autres construction, Ingapirca est tout de même le site le mieux conservé de l’équateur.

A l’heure où j’écris le blog, nous sommes à Cuenca et pensons visiter la ville demain…


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Publié à 01:30, le 28/05/2015,
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Pas le temps d'écrire!

Pas le temps d'écrire, mais nous avons une bonne connection j'ai pu finir de mettre les photos des USA.

Comme disent nos amis de Grenoble, ON EST PAS BIEN LA???

 


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Publié à 23:13, le 22/01/2015,
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USA tralala!!!

 

USA  nous voilà !!!

Nous passons la frontière sans aucun problème, nous n’avons pas de fouille du véhicule, en deux heure, nous somme accepté aux USA pour 90 jours.

 En direction du Parc National de Yellowstone nous trouvons un petit coin de pêche paradisiaque pour passer notre première nuit aux USA.

A Yellowstone on a l’impression d’être sur une autre planète, les geysers, les fumeroles, les marres d’eaux bouillonnantes, nous montrent à quel point notre planète travail chaque jour.

De plus la faune est facile à observer, il n’est pas rare de voir les ourses noirs et les grizzlis. Nous voyons aussi des dizaines de troupeaux de bisons, des mouflons, des elks.  Quel plaisir d’être là ! Nous prenons 2 grenoblois en stop et nous passons 3 jours ensemble Merci les gars pour vos photos ! Et je n’oublierais jamais notre course pour suivre l’orignal au Grand Teton !

 


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Publié à 18:06, le 5/11/2014,
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Direction l'ouest canadien

 De Saint Félicien nous passons par Chibougamau pour rejoindre l’Abitibi-Témiscamingue. Nous roulons 500 km pour rejoindre Amos au court des quel nous ne voyons que des arbres, des boulots et des épineux surtout, des épineux, et la route est souvent droite et plate, alors on voit à peine la forêt, on ne voit que des arbres. Et de temps en temps on voit des lacs…Nous empruntons un chemin (route 397) long de 43 Km qui débouche sur un autre chemin (route 395) long de 70 Km. Les chemins sont facilement praticables et leurs lignes droites nous permettent de rouler comme sur une route de bitume. Mais la différence c’est ce long nuage de poussière qui nous suit heureusement personne n’est derrière nous !

A Amos, nous visitons le refuge Pageau. Le refuge existe grâce à l’initiative de M et Mme Pageau. Cet homme était trappeur et préfère aujourd’hui sauver les animaux plutôt que de les empailler. Le refuge héberge principalement des oiseaux nocturnes qui ont été accidentés par les voitures. Les oiseaux reçoivent des soins, ceux qui retrouvent l’usage de leurs ailes s’envolent vers la liberté. Pour les autres, ne pouvant plus voler, ils ne peuvent plus chasser. Le refuge les garde alors dans des volières. Nous avons pu voir les orignaux de près pour la première fois. Ils ne retrouveront pas la nature car le personnel du parc s’aide de quad pour nourrir les animaux. Les orignaux font rapidement le lien entre le bruit du quad et de la bouffe, le hic dans l’histoire c’est qu’au Canada Beaucoup de chasseurs s’aident de ces 4 roues pour la chasse. Les orignaux doivent se plaire dans le parc car des naissances ont lieu chaque année. Nous avons aperçue de loin des louveteaux, ils sont gardés à l’écart de la visite pour qu’ils ai le moins possible de contact avec l’homme ce qui leur permettra de retrouver leur liberté lorsqu’ils seront autonome. Un fermier a tiré sur leur mère car elle attaquait ses chiens. Il a vu que la louve était pleine de lait et a compris alors que la louve attaquait pour protéger sa tanière. Il a cherché et trouvé les petits et les a ensuite apporté au refuge. Nous sommes contant d’avoir visité ce refuge et nous encourageons ces genres de projets car malgré les animaux qui resteront à jamais dans ce refuge, la plupart retrouvent, après des soins plus ou moins long, leur liberté.

Nous sommes passés par Rouyn-Noranda, à quelques Km avant d’arriver il y a sur le chemin qui longe la quatre voie un policier qui s’enlisait dans le sable au point que la voiture ne puisse plus bouger seule. C’était bien comique comme situation…

Ensuite à la périphérie d’une ville, arrêté à un feu où comme disent les Québécois à la lumière d’en face il y a un camion benne qui a perdu une partie de sa cargaison sur la route le camion ne s’est pas renversé, il a certainement dû freiner trop vite et d’en l’élan il y a eût une vague de tripes.  On parle de tripes, et oui sur la route, et dégoulinant de la benne. Le feu passe au vert pas le temps de prendre une photo.

Nous passons le weekend à Rouyn-Noranda, et nous allons voir la Coupe d’Ourses. 

 

Après avoir avalé des Kms pour traverser l’Ontario, le Manitoba et le Saskatchewan, nous arrivons à Edmonton en Alberta après plus d’une semaine de route, plus de 3OOOKm et changé deux fois d’heure. La seule visite que nous faisons dans cette ville c’est le West Edmonton Mall. C’est une galerie marchande énorme, elle fait 48 ha, et a plus de 800 magasins. Il y a plusieurs halls ? Chacun sont organisé de manière à ce que les boutiques soient sur les côtés au ré de chaussé et en mezzanine pour laisser le centre à différentes attractions comme un décor sur de thème de la mer avec une réplique de la Santa Maria et à côté un bassin où l’on peut voir des démonstrations d’otaries. A ces halls il y a des ailes dans lesquels nous voyons le plus grand Parc aquatique couvert du monde, celui-ci a des toboggans à faire pâlir les plus fébriles comme celui qui fait un pic de au moins 10 mètres pour finir quasiment en looping. De l’autre côté de cette aile il y a le plus grand parc d’attraction couvert pour les petits et les plus grands. Entre deux halls on trouve aussi une patinoire ouverte sur les galeries. Pour les commerces, il y a tout pour s’habiller chaque marque que l’on connait ont leur propre boutique ( Oxbow, Croc’s, Volcom, Disney, Mac, Windows, et aussi bijouteries, tout pour équiper une maison. C’est incroyable comment c’est grand. Il y a aussi une aile où tous les fast foods du Canada sont réunis avec au centre des centaines de tables pour manger sur place. Bref, c’est le paradis des poches percées. Après notre bain de foule nous continuons notre route et la « Yellow head ». Nous traversons d’immenses champs de céréales dans lesquels sont aussi récoltés pétrole et gaz. Bonne appétit les amis !!! Le paysage est totalement plat et les routes complètement droites, heureusement les oiseaux migrateurs tel que les oies sauvages et des tous petits gallinacés que je ne connais pas le nom barbotent dans les marais et nous rendent le paysage plus sympathique. Nous parcourrons ainsi plusieurs centaines de Kms. Enfin, nous apercevons les grandes rocheuses et plus précisément le parc National de Jasper. Sa vallée est de toute beauté, la rivière est blanche laiteuse, ce les glaciers qui lui donne cette couleur surprenante et inoubliable.

En sept jours nous avons traversé le P.N. de Jasper et Banff par la Icefield, nous avons fait le P.N de Yoho et Revelstoke. Je ne peux détailler tout ce qu’on a vu, les photos montrent un peu mais, franchement pour ceux qui aiment la montagne il faut y aller…….

Direction Vancouvert en passant par Kamloops, Kamloops est quelques km des rocheuse mais nous offre un paysage aride, désertiques dans lequel vivent les serpents à sonnette. Nous allons jusqu’à Vancouvert mais ne restons pas longtemps car nous avons hâte d’aller à la ferme WWOOF pour nous poser pour un mois. Mais avant la ferme, c’est mon anniversaire, alors pour l’occasion, nous allons sur le chemin Halfway pour découvrir et profiter des sources d’eaux chaudes naturels. Nous y sommes arrivés après 11km éprouvant plus d’une heure de bosses de pentes et toujours à se demander si nous pouvons continuer. Nous y passons 2 jours de détentes.

C’est à Chukleberry que nous avons choisis de faire du WWoofing dans la vallée de Nelson. Le principe est de travailler 5 jours par semaine à raison de 5 à 6 heures par jours en échange du logis et du couvert. Nous y allons confiant d’apprendre l’anglais, mais les personnes présentes sont meilleur en français que nous en anglais alors ils sont content de nous avoir pour perfectionner leur français. Nous avons fait des efforts en anglais au départ, mais c’est tellement moins fatigant quand ils nous parlent en français !!! La ferme fait des germes en intérieur sous néons, ce sont des pousses de petits pois, tournes sols et Radis. Tous les trois jours nous coupons les pousses et les mettons en sachet soit pour le centre commercial ou pour les restaurants. Nous participons aussi à l'entretien du potager pour moi et l'entretien du bâtiment pour Kenny. Nous passons  à Chukleberry de très bons moments, nous y faisons de bonnes rencontres et en plus cela nous permet de nous poser pendant un mois à penser qu’à prendre du bon temps. Le travail à la ferme se fait avec grand plaisir, nous faisons avec la communauté, différentes activités, c’est très varié. Tous les matins nous pouvons participer au yoga, mais c’est trop tôt pour nous !!! En soirée de temps en temps, des activités de loisir tel que atelier musical, un soir un conteur est venu, il conte son histoire en utilisant différentes percussions qu’il manipulait avec perfection, ce n’était pas facile à suivre mais on a compris le font de l’histoire. Nos hôtes nous ont aussi amené faire du canoë, nous sommes partis après la distribution des pousses dans les commerces, nous avons donc quitté Chuckleberry en fin d’après-midi et on avait une heure de route.

Nous devons traverser le lac slogan à trois par canoë, pour nous rendre sur la plage d’en face. Jusque-là tout va bien !  John nous dit qu’il faut vite charger les canoës car une tempête arrive. Jusque-là tout va bien ! La nuit tombe, mais ça va quand même de l’autre côté du lac une propriété éclaire la rive pas loin de la plage où nous plantons le camp. Le problème c’est quand je monte dans le canoë, je me rends compte qu’il n’a pas de stabilité, et en plus il est à fleur de l’eau, là ça va déjà moins bien !! Il n’y avait pas assez de pagaies pour tout le monde alors mon rôle est de m’assoir dans le font du canoë et de gérer l’équilibre et prendre l’eau des voisins. Ca va encore moins bien !! Pas facile comme traversée, je suis tétanisée je ne bouge pas d’un poil de peur que l’eau rentre, le vent fait onduler l’eau qui s’ajoute à celle de mes amis et notre compagnons de traversée ne nous a pas dit mais il ne sait pas diriger, alors on ne va jamais droit !! Ca va plus ! nous gagnons la plage ouf !!! Nous passons avec nos amis une soirée formidable à piquer des chamalos sur des branches pour les griller et les comparer pour le meilleur chamalo de la soirée.

Nous rencontrons à la ferme Martin et sa passion c’est la photo et en plus il a un site internet pour les exposer (martinlach.ca)

A Chukleberry nous y vivons une expérience humaine inoubliable, mais le froid se fait sentir nous devons reprendre la route pour suivre le soleil.

 Notre prochaine destination est les badlands en Alberta et sur notre route nous prenons le temps de nous arrêter à deux sources d’eaux chaudes naturelles. La première est très jolie, mais elle est facilement accessible, il y a plein de monde, alors nous allons de l’autre côté de la vallée et trouvons au bout de 40 km de chemin une autre source chaude. A celle-ci nous y sommes seul et nous y passons 2 jours, et en plus celle-ci ne sent pas le souffre, l’inconvénient c’est que pour l’atteindre, il n’y a plus de pont alors il faut traverser la rivière qui descend des glaciers et je peux témoigner que ça fait super mal l’eau glacée et en plus y a du courant. Mais la récompense est bonne, un bon bain chaud toute la journée qui ne se refroidit jamais !!

Nous finissons notre séjour au Canada, le 4 octobre par l’autoroute A 15.


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Publié à 18:05, le 5/11/2014,
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Nouvelle Ecosse au Québec

Voilà, Voilà, ça y est nous y sommes, LES AMERIQUES... Nous sommes arrivés Dimanche 8 juin 2014 à Halifax, nous avons passé la nuit dans un hôtel plutôt classe à mon goût. Le lit était gigantesque (XXL pour nous maigres français) une petite bouilloire avec dosettes pour le café de Kenny et des sachets de thé pour moi nous attendait dans notre chambre et bien sûr une baignoire pour nous aider à décompresser du voyage. Nous sommes pressés d'être le lendemain pour retrouver notre maison à roulette. Debout à 7h30, avant d'aller chercher le camion, nous devons payer son débarquement dans un building au 17 ème étage. La compagnie nous donne la facture mais pour payer il faut aller à la banque de l'autre côté du quartier. Entre plusieurs bâtiments immeubles et building il y a des pacerelles géantes. Dans le même quartier nous avons fait notre déclaration aux Douanes. Halifax est un bel équilibre entre le moderne et l'ancien, nous sommes restés qu'une journée mais nous sommes contents d'avoir découvert cette ville. Après toutes les formalités nous prenons le taxi pour retrouver notre maison de l'autre côté de l'estuaire, quel bonheur !!! C'EST PARTI MON KIKI !!! 1.004.550 km au compteur. Après le 1er plein nous nous éloignons de la ville pour trouver un endroit tranquille pour nous reposer et passer la nuit. Le deuxième jour, nous avons roulé jusqu'au parc national Kouchibouguac. Nous trouvons un petit camping primitif sur la Côte à Fabien face mer vue sur un grand banc de sable. C'est un vrai petit coin de paradis en pleine nature. Ce qui est moins plaisant ce sont les nuages de moustiques qui nous attaquent dès que l'on sort du camion. Des petits suisses courent par tout dans le parc et nous font penser aux écureuils de chez nous.

Au Nouveau Brunswick, nous rencontrons les acadiens, ils parlent français avec un accent différent de celui des Québécois. Petit clin d'œil aux fans de South Park nous avons fait des courses au Wal Mart de Bathurst et nous allons ensuite sur la plage pour manger. Nous faisons la connaissance de Marcial il vit dans son camion comme nous. Nous passons l'après-midi ensemble, il est acadien et aime beaucoup voyager, il nous partage ses expériences, la traversée d'est en ouest du Canada puis sa vie sur l'ile de Vancouver. Il a aussi traversé les Etats Unis jusqu'au Mexique, après-midi passionnante. Depuis Halifax nous croisons des grands camping-cars qu'ils valent le prix d'une maison Marcial nous explique que les gens ont hypothéqué leur maison pour acheter ces monstres motorisés. Mais le problème est que la crise est venue par-dessus et au nouveau Brunswick il n’y a plus beaucoup de travail, une maison sur 4 est à vendre et il y a des camping-cars géant dans la grande majorité des jardins et presque un sur deux est à vendre aussi c’est un paysage triste à voir.

Nous traversons la Gaspésie rapidement pour rejoindre au plus vite Québec pour trouver un adaptateur et brancher une bouteille de gaz canadienne pour cuisiner. YOUPI !!! Je peux enfin faire des gâteaux !!!

Nous filons ensuite à La Baie Saint Paul, pour rencontrer Thierry dans son Bistro Le Mouton Noir, la devise est un artiste est un mouton qui a quitté le troupeau. Quelle chance nous sommes vendredi et c’est la fête au bistro pour l’ouverture de la terrasse c’est notre 1ère soirée chaleureuse entouré par nos amis Québécois. On nous invite à passer une soirée au balcon vert en haut de la montagne c’est une auberge de jeunesse où l’ambiance que l’on aime est au rendez-vous. Nous sommes accueilli par des grands cœurs nous passons une soirée formidable autour d’un feu de camp et vue sur La Baie Saint Paul à refaire le monde. Nous échangeons nos adresses avec Ben et Andrée, ils n’habitent pas loin de Montréal, nous leur rendrons visite le mois prochain. Nous avons pris les premiers pousseurs, nous prenons une petite collation avant de nous séparer, ils viennent de Montréal, ils partent à Tadoussac pour prendre le bateau et traverser la Gaspésie en pousse avec leur chien Scoubi jusqu’à Bathurst et s’installer dans une ferme Woof pour quelques semaines.   Nous sommes arrivés chez Ruth et maman et Isabelle son bien arrivées elles aussi, la suite sera pour la prochaine connexion…MAGOTH

Nous avons longé la rive nord de la rivière Saguenay en direction de Tadoussac. La route est de toute beauté, il y a des lacs, des forêts, des lacs, des forêts… Nous nous arrêtons à Ste Rose du Nord, il y a un point de vue du haut des falaises inoubliable sur le Fjord de Saguenay. Pour la nuit, nous avons choisi un camping au nord de Tadoussac sur le bord du fleuve St Laurent. La nuit à ce camping n’est pas donné, mais bon de ses rochers on peut voir les baleines. Pour les voir, il faut être patient, par chance, nous avons vu le dos d’un rorqual au bout de 30 min d’observation. Le lendemain matin je me lève de bonne heure pour voir les baleines. J’ai vu une nouvelle fois le dos d’un rorqual au bout d’une heure. J’ai attendu encore pendant 3 heures mais rien, j’aurais bien aimé voir une plus grosse baleine et un bélouga, en quittant mon rocher, un Monsieur me dit  « patiente mais pas chanceuse » peut être que je serais plus chanceuse à Ushuaia. Lui était là depuis la veille avec sa femme, ils étaient trop mignon sur leurs chaises pliantes avec leurs grosses paires de jumelles à observer le fleuve. La veille ils ont vu le même rorqual que nous en étant présents depuis le matin. Et  ce matin ils étaient là avant moi et ont eu la chance de voir un bélouga. Le monsieur me dit qu’elles arrivent tout juste dans le fleuve.

Nous avons traversé le fjord de Tadoussac à Baie Ste Catherine, il n’y a pas de pont alors la ville propose un bac gratuit. Nous longeons le fleuve et passons les 2 nuits suivantes au Balcon Vert pour le weekend et profiter de la Baie St Paul. Nous avons mangé au Mouton Noire, le resto est magnifique, notre table était sur une la terrasse au bord de la rivière du Gouffre, on y est bien reçu et en plus c’est très bon, merci Chef Lionel pour l’adresse. Nous traversons une nouvelle fois le Parc des Grands Jardins pour montrer ce parc de Géants à Maman et nous retrouvons notre belvédère du Lac Ha !Ha ! pour la nuit. Le lendemain c’est la fête de la St Jean, C’est la fête nationale au Québec. Nous sommes à Chicoutimi et Louis Jean Cormier donne un concert pour l’occasion. La musique n’était franchement pas à notre goût, il pleut des cordes et en plus il n’y a pas de feu pour la St Jean alors on va se coucher.

Au Lac St Jean nous nous arrêtons à Val Jalbert, village historique d’une ancienne pulperie fermée depuis 1927. Le site propose un camping entouré de rivières.

 Magoth ne va pas bien depuis quelques jours, elle souffre au train arrière et peine à se déplacer. Nous avons vu un vétérinaire il y a 2 jours elle a eu une prise de sang pour savoir si c’est la maladie de lyme et en attendant les résultats le véto lui prescrit des antibiotiques. Son état se dégrade tout de même, elle perd l’équilibre alors nous allons voir un autre vétérinaire qui lui fait à son tour une prise de sang pour un bilan complet. Il nous explique qu’il faut attendre les résultats pour comprendre le disfonctionnement et arrêter les antibiotiques. Comme Magoth mange et boie normalement elle repart avec nous. Elle meurt au petit matin en faisant un arrêt cardiaque. Les résultats d’analyse sont correctes, pas de maladie de lyme, pas de problème à ses organes vitaux. Le vétérinaire nous parle d’une lésion cérébrale il pense à un AVC où alors, elle a pu aussi s’empoisonner avec une herbe.  Quoi qu’il en soit nous sommes malheureux d’avoir perdu notre fidèle compagnon qui nous a donné tant d’amour depuis 8 ans. 26 juin 2014

Dans 4 jours, nous devons être à Montréal pour accompagner maman à l’aéroport. Nous passons par l’Ile d’Orléans au nord de Québec, l’ile est parfaite pour passer une nuit tranquille à côté de la grande ville. Nous trouvons un petit champ bien à plat en face de Ste Anne de Beaupré. Sur cette ile il y a beaucoup de culture de petits fruits et de légumes. Fraises Framboises Cassis et tomate sont à la fête, les cueilleurs sont dans les champs. Nous visitons ensuite le Vieux Québec sous un soleil de plomb, cette fois ci à pied pour faire les boutiques. La dernière nuit de maman au Québec se passe dans un camping au Port St François en face des Trois Rivières. Ce qui permet aussi à maman de pouvoir étaler ses affaires sur une grande table pour bien les ranger dans sa valise et son gros sac à dos. Et oui 14 jours de vacances ça fait beaucoup de rechanges à prévoir des fois qu’il n’y est pas de machines à laver au Québec !!! (Maman, je te fais des gros bisous !!!). Après son départ, nous rendons visite à Andrée et Ben à Ste Hyacinthe, ils sont contents de nous revoir, ça fait chaud au cœur, nous sommes heureux de passer quelques jours avec eux. Ils nous font l’honneur de nous faire manger de l’orignal chassé par le père d’Andrée  mariné au sirop d’érable et grillé au barbecue. Ils nous font goûter le fromage en grain, il est vendu partout, il est souvent présenté à côté des caisses dans les stations-services auprès des gâteaux et des bonbons à l’unité. S’il est frais du jour il fait quick quick entre les dents. C’est aussi le fromage utilisé pour la Poutine, et d’ailleurs Andrée nous emmène la gouter dans un bistro. Nous prenons une assiette chacun, il y a beaucoup de frites, une sauce qui ressemble à un fond de viande et le fromage en grain. Il faut laisser fondre le fromage sur les frites chaudes et avoir très faim. Merci Andrée de nous l’avoir fait manger car nous avions une fausse idée de ce plat, nous pensions qu’il serait écœurant, alors je ne suis pas sûre que nous l’aurions gouté. Maintenant on peut le dire on aime la poutine !!! Ben nous emmène un matin au Monts St Hilaire, merci pour cette balade en forêt et ce point de vue sur les plateaux du Québec. C’est un drôle de paysage, de Québec à Montréal c’est plat et par endroit il y a des Monts qui peuvent faire 400m de haut, la terre a été poussé par les glaciers qui ont ensuite fondue et laissé en héritage c’est Monts parfois utilisé par les stations de ski ou gardé en réserve interdit au public pour préserver la faune ou encore de belles randonnées pédestres. Merci à tous les deux pour votre accueil et votre gentillesse, à très vite j’espère !!! Nous repartons avec des petits cadeaux, du bon Café pour Kenny, du thé pour moi et du beurre d’érable fait par une collègue d’Andrée, Quel délice d’y tremper les fraises merci à ta collègue on se régale !!!

Nous partons pour passer le weekend à Montréal visiter le parc du Mont Royal. C’est un Mont habillé par une forêt en plein centre de Montréal ou les gens viennent prendre du bon temps balade à pied ou en vélo pique-nique l’été le domaine est aménagé pour faire des barbecues en famille et raquettes ou ski de fond et une patinoire pour l’hiver. Au Mont Royal on peut voir les buildings de Montréal. C’est dimanche, et tous les dimanches en bas du Mont Royal les Tamtams jouent, c’est surprenant de traverser le Mont on se croit en pleine nature et quand on redescend du côté du vieux Montréal le son des tamtams est de plus en plus fort et nous guide vers eux. Ils sont plus d’une vingtaine à jouer, tout le monde qui veut peut participer soit avec une percussion ou en dansant, c’est un lieu de rassemblement, il y a des milliers de personnes qui jouent, jonglent, discutent entre amis. A quelque mètre de là il y a un Dj qui pose du son et un peu plus à l’écart il y a un petit groupe qui fait des trucs comme se faire attacher les main, les pieds, le corps pour être bloqué et suspendue aux branches des arbres !!! Ici il y a de la place pour tout le monde.

Nous finissons notre weekend au jardin botanique situé en face du stade Olympique.

Nous rendons visite à Bernard et Sophie et leur petite nièce en Mauricie dans la ZEC de Tawa chiche.

Ils sont français, et ont réalisé leur rêve en achetant une petite maison avec un très grand jardin, un vrai paradis pour celui qui veut se couper du monde. Ils vivent là 8 mois de l’année en attendant de vendre leur maison en France ensuite ils feront la demande de nationalité. Ils sont passionnés par la pêche et nous font déguster des truites pêchées et préparées avec amour. Nous passons une soirée avec eux, ils nous apprennent des éléments de la culture Québécoise et  Amérindienne. Merci à vous deux de nous avoir reçu.

Nous remontons à Roberval au Lac St Jean, pour récupérer les cendres de notre chien, que nous remmènerons sur notre terrain à Herbignac.

Nous avons visité le musée Amérindien et son site d’animation traditionnel et d’interprétation à Mashteuiatsh. Nous rencontrons un ancien qui appartient à une tribu autochtone les Cree, il a vécu la majorité de sa vie dans le territoire, ça se voit par la taille de ses mains, quel respect nous avons à l’entendre et quel plaisir aussi. Avec sa femme, il sait vivre en pleine montagne par moins 40. Il nous raconte des souvenirs d’enfant, quand ses parents se déplaçaient dans le territoire, il était tellement emmitouflé de couvertures et de peaux de bêtes qu’il ne pouvait plus bouger dans la luge. Parfois dans les descentes la luge se renversait, il n’aimait pas trop ces moment-là. Il nous montre comment ils fabriquent leurs couteaux. Les Européens ont apporté l’acier, les Amérindiens liment une lime jusqu’à en obtenir une lame. Ensuite ils incurvent le bout et fabriquent un manche en bois. Cet outil leur permet de travailler le bois avec précision, après avoir dégrossies un arbre à la hache, ils font des rames, des luges, des pelles, des canoës. Il nous raconte aussi comment il fait pour travailler la peau d’un animal pour ensuite l’utiliser comme vêtement. Il pourrait conter son mode de vie jusqu’au bout de la nuit tellement il a de savoir et d’histoires à transmettre et tellement il est intéressant.

Nous allons prendre la route 167 à l’ouest du lac St Jean en direction du Val d’Or…


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Publié à 05:28, le 20/06/2014,
Mots clefs : halifax à chicoutimi

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